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lundi 2 décembre 2024

Andronicus and Junia: Apostles?

"Greet Andronicus and Junia, my fellow Jews who are in prison with me and are prominent among the apostles. They belonged to the Messiah before I did." - Romans 16:7

@garethindman8144 your proposed reading that they were of note among other apostles is a possible reading of Romans 16:7. However there is a more natural way to read it which simply states that they were apostles themselves. This view has also traditional and scholarly support:

1. John Chrysostom (4th Century Church Father): "Greet Andronicus and Junia... how great the wisdom of this woman must have been, that she was even deemed worthy of the title of apostle." ... "To be an apostle is something great. But to be outstanding among the apostles—just think what a wonderful song of praise that is!" - (Homily 31 on Romans)

2. Richard Bauckham (Modern Biblical Scholar): "The phrase 'notable among the apostles' does not mean that Andronicus and Junia were well known to the apostles, but that they themselves were distinguished members of the group designated 'apostles' in the early Church." - (Gospel Women: Studies of the Named Women in the Gospels)

3. N.T. Wright (New Testament Scholar): "Andronicus and Junia were apostles, part of the foundational missionary group who were sent out to plant churches, preach the gospel, and represent the risen Jesus in the wider world." - (Paul for Everyone: Romans, Part Two)

4. James D.G. Dunn (New Testament Theologian): "The most natural way to understand 'outstanding among the apostles' is that they were themselves apostles, not simply well known to the apostles. The term 'apostle' was used more widely in the early Church than simply of the Twelve and Paul... It applied to key figures in missionary outreach and church planting." - (Word Biblical Commentary on Romans)

5. Eldon Jay Epp (Biblical Scholar): "Andronicus and Junia were apostles, recognized as such by Paul, because they fulfilled the role of being sent out (Greek: apostolos) to proclaim the Gospel and establish Christian communities. Paul’s praise of them reflects their apostolic authority and prominence." - (Junia: The First Woman Apostle)

6. Ben Witherington III (New Testament Scholar): "The phrase ‘notable among the apostles’ indicates that Andronicus and Junia were part of the apostolic circle, involved in missionary activity, and distinguished by their efforts. This phrase, within the broader Pauline usage of the term 'apostle,' implies a recognized leadership role." - (Paul's Letter to the Romans)

jeudi 24 octobre 2024

Le Jeûne : Guide Chrétien pour Déverrouiller des Percées Spirituelles

Ce bref enseignement a été donné dans le cadre de l'équipe Saint Dominique, Rwanda sous le parcours spirituel "Vis ton Appel"

En tant que chrétiens, nous sommes souvent appelés à approfondir notre relation avec Dieu à travers des pratiques spirituelles telles que le jeûne. Cette discipline, pratiquée à travers toute l'histoire biblique et encouragée par l'Église Catholique, nous aide à chercher l'intervention divine dans des moments de défis ou de situations difficiles. Aujourd'hui, nous allons explorer les principes essentiels du jeûne : sa définition, son importance pour les chrétiens, quand et pourquoi jeûner, ainsi que quelques exemples bibliques et des conseils pratiques pour bien jeûner.

1. Qu'est-ce que le jeûne ? : Comme le Père Raphael nous l'a enseigné hier soir, le jeûne est une privation de nourriture pour un but spirituel.

2. Les chrétiens devraient-ils jeûner ? : La réponse est oui. Les chrétiens sont appelés à jeûner par le Seigneur Jésus. Au début de Son ministère, Il a dit : "Quand vous jeûnez, oignez votre tête et lavez votre visage, afin de ne pas paraître aux hommes comme jeûnant, mais à votre Père qui est dans le secret ; et votre Père, qui voit dans le secret, vous récompensera ouvertement." - Matthieu 6:17-18. 

Il a été noté par des penseurs bibliques, tant catholiques (par exemple, le Dr Brant Pitre) que protestants (par exemple, Derek Prince), que Jésus n'a pas dit "si vous jeûnez", mais "quand vous jeûnez", montrant qu'il s'attendait à ce que les chrétiens aient de nombreuses occasions de jeûner. Ainsi le jeûne n'est pas optionnel; c'est une partie intégrante de la vie chrétienne.

3. Quand jeûner ? : L'Église invite les chrétiens à jeûner fréquemment. Par exemple, pendant la saison du Carême (c'est le jeûne annuel), ou à des occasions spéciales, comme le lundi 7 octobre 2024, lorsque le Pape François a appelé tous les chrétiens à jeûner pour la paix dans les régions en conflit. Il y a aussi une occasion plus fréquente de jeûner chaque vendredi.

Vous pouvez lire à ce sujet dans le Code de droit canonique de l'Église Catholique :

Can. 1251 : "L'abstinence de viande, ou de certains autres aliments comme déterminé par la Conférence épiscopale, doit être observée tous les vendredis, à moins qu'une solennité ne tombe un vendredi. L'abstinence et le jeûne doivent être observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint."

Can. 1252 : "La loi de l'abstinence lie ceux qui ont atteint leur quatorzième année. La loi du jeûne lie ceux qui ont atteint leur majorité, jusqu'au début de leur soixante ans. Les pasteurs et les parents doivent veiller à ce que même ceux qui, en raison de leur âge, ne sont pas soumis à la loi du jeûne et de l'abstinence, soient enseignés sur le vrai sens de la pénitence."

4. Pourquoi jeûner ? : Nous jeûnons lorsque nous avons besoin d'une intervention évidente du ciel dans une situation particulièrement difficile. Par exemple :

- Reine Esther : Elle jeûna pendant 3 jours pour éviter le génocide contre son peuple, les Juifs. (Esther 4:16) : "Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûne pour moi ; ne mange ni ne bois pendant trois jours, nuit et jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes jeunes filles."

- Élie : Il jeûna pendant 40 jours avant de rencontrer Dieu et de recevoir une nouvelle mission, notamment celle de choisir un autre prophète pour lui succéder, Élisée. (1 Rois 19:8) : "Il se leva, mangea et but, et, dans la force de cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à Horeb, la montagne de Dieu."

- Moïse : Il jeûna pendant 40 jours avant d'apporter la directive de Dieu à une nation nouvellement formée et indisciplinée. (Exode 34:28) : "Il fut là avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea pas de pain et ne but pas d'eau."

- The Lord Jésus : Le Seigneur jeûna pendant 40 jours avant de commencer Son ministère public devant un public hostile qui finirait par Le tuer 3 ans plus tard. (Matthieu 4:1-2) : "Alors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim."

- L'Église à Antioche : Ils jeûnerent pour que de nouveaux ministères de grâce naissent afin d'avancer le Royaume de Dieu sur terre, et Saint Paul et Saint Barnabas reçurent leur appel apostolique après cela. (Actes 13:2) : "Pendant qu'ils adoraient le Seigneur et jeûnaient, le Saint-Esprit dit : 'Mettez à part pour moi Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés.'"

- Daniel : Il jeûna pendant 21 jours en priant pour la liberté d'Israël de la captivité babylonienne. (Daniel 10:2-3) : "En ces jours-là, moi, Daniel, je pleurais pendant trois semaines. Je ne mangeais pas de mets délicats, je n'ai pas mangé de viande ni de vin, et je ne me suis pas oint la peau jusqu'à la fin des trois semaines."

En d'autres termes, lorsque nous avons besoin de voir l'intervention miraculeuse de Dieu ou Sa providence dans notre situation difficile, ajouter le jeûne à nos prières peut être recommandé. Voyez le témoignage d'Esdras :

"J'avais honte de demander au roi des soldats et des cavaliers pour nous protéger des ennemis sur le chemin, parce que nous avions dit au roi : 'La main bienveillante de notre Dieu est sur tous ceux qui se tournent vers Lui, mais Sa grande colère est contre tous ceux qui L'abandonnent.' Nous avons donc jeûné et prié notre Dieu à ce sujet, et Il a exaucé notre prière." - Esdras 8:22-23

5. Comment jeûner ? : Lorsque vous jeûnez, rappelez-vous de ces 3 points : Attitude, Prière et Foi.

a. Attitude : Dieu est attiré par l'humilité et résiste à l'arrogance. Pour que votre jeûne soit accepté par le Seigneur, montrez des actes d'humilité envers les autres (soyez aimable, gracieux, serviable, etc. - en d'autres termes, soyez chrétien). Votre disposition du cœur sera essentielle à votre jeûne réussi.

b. Prière : Pendant votre jeûne, associez-le à des prières fréquentes, surtout pendant vos heures de repas habituelles. Puisque vous ne mangerez pas, ou du moins pas beaucoup, consacre ce temps à la prière, à la lecture de la Bible, etc.

c. Foi : Soyez dans l'attente de voir le Seigneur intervenir en votre faveur. Rappelez-vous qu'il y a une récompense pour ceux qui jeûnent, comme Jésus nous l'a dit (voir ci-dessus Matthieu 6:17-18). La récompense est que le Père qui voit dans le secret interviendra ouvertement en votre faveur. N'oubliez pas également l'exhortation de l'Épître aux Hébreux :

"Mais sans la foi, il est impossible de lui plaire ; car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu' il récompense ceux qui le cherchent." - Hébreux 11:6

6. Combien de temps un jeûne doit-il durer ? : Cela dépend de l'objectif du jeûne. Dans la Bible, différents personnages ont jeûné pendant des durées différentes : 40, 21 et 3 jours. Quant aux heures, différentes personnes rompent leur jeûne à différentes heures, de 15h à 18h jusqu'à minuit.

Rappelez-vous que vous devez rompre votre jeûne lentement en mangeant un repas léger, tout comme le matin. Il y a une raison pour laquelle le repas du matin s'appelle "petit-déjeuner" ; c'est parce que votre corps a jeûné toute la nuit, et vous le rompez avec de la nourriture légère. Eh bien, gardez la même logique, car vous pourriez avoir prolongé ce jeûne un peu plus longtemps pendant votre état éveillé. Mangez léger, même si vous avez très faim.

Il existe 3 types de jeûnes, pour des raisons dd conviniences je vais les appellé :

1. Jeûne sec, qui supprime toute nourriture ou boisson ;

2. Jeûne léger, qui supprime seulement la nourriture mais conserve les boissons (eau, jus) pour rester hydraté ;

3. Jeûne partiel, qui permet des aliments légers et des boissons simples, comme des légumineuses et de l'eau, mais qui supprime les aliments et boissons attrayants comme la viande et d'autres délices. Cela est généralement pratiqué par ceux qui entreprennent des jeûnes plus longs ou lorsque quelqu'un a des problèmes de santé mais souhaite s'engager dans une période de jeûne.

Note: Pour nos jeûne de vendredi, je voudrais vous recommender si vous le permettez, le jeûne léger.


Note importante : N'oubliez pas que le jeûne n'est pas une compétition. Cela n'a jamais été et ne le sera jamais. Vous jeûnez selon votre force tout en faisant preuve de bon jugement. Si vous avez des questions sur la meilleure façon de le pratiquer, demandez à ceux qui sont expérimentés et peuvent vous donner des conseils tout au long du processus. Le jeûne, comme la prière, peut être appris. N'hésitez pas à poser des questions en cours de route.

dimanche 6 octobre 2024

L'Église Catholique et la Bible : Répondre aux idées fausses du Branhamisme

Récemment sur Facebook, j'ai eu une discussion avec un adepte du mouvement branhamiste, un groupe sectaire en marge du christianisme. Le débat portait sur la place de la Bible dans l'Église catholique. Mon interlocuteur croyait fermement que l'Église avait longtemps interdit l'accès aux Écritures aux fidèles laïcs. 

Pour corriger cette idée répandue mais erronée, j'ai présenté des arguments qui montrent une perspective différente, plus nuancée. Dans ce blog, je partage les principaux points de ce dialogue, avec ses affirmations en rouge et mes réponses en noir.

...........................

 1) Reponse a la 1ere question, cher Eric! "Le concile de Toulouse a eu lieu en 1229. Le canon 14 interdit aux laïcs la lecture et la possession de la Bible, à plus forte raison en langue vulgaire. Le concile de Constance (1414 - 1418).''

Réponse 1

Le Concile de Toulouse (1229) n’était pas un concile universel, mais un simple synode local. Il n’avait donc pas d’autorité sur l’ensemble de l’Église catholique. Comme l’indique cette encyclopédie : 

« Le Concile de Toulouse était un concile local, tenu par une église locale, et non un concile œcuménique ayant une autorité contraignante sur toute l'Église catholique. » - https://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_de_Toulouse

Ce synode a été convoqué par l'évêque Folquet de Marselha pour gérer la crise causée par les hérétiques cathares qui semaient le trouble et provoquaient des violences civiles ayant coûté des milliers de vies. Il faut comprendre que cette interdiction de lire la Bible en langue locale était une mesure temporaire pour éviter de nouvelles interprétations erronées qui alimentaient l’hérésie.

Jésus lui-même met en garde contre le fait de donner des choses sacrées à ceux qui ne les respecteront pas : « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds et que, se retournant, ils ne vous déchirent » (Matthieu 7:6). L'Église a donc agi pour protéger la sainteté des Écritures contre des lectures erronées.

De plus, cette interdiction a duré peu de temps. Dès 1233, lors du concile provincial de Béziers, cette limitation n'était plus en vigueur, car la menace cathare s'était affaiblie. En parallèle, l'université de Toulouse a été fondée en 1229, avec l'appui de l'Église, pour enseigner la théologie et les autres disciplines. C’est une preuve que l’Église n’interdisait pas la lecture de la Bible, mais cherchait à encadrer son interprétation correcte. 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Toulouse

Enfin, comme le fait remarquer le sociologue Dave Armstrong : « La population de Toulouse en 1229 était d'environ 32 000 habitants, alors que celle de l’Europe était de 68 millions. Ainsi, l'interdiction du synode de Toulouse n'affectait que 0,04% de la population européenne, loin d'une interdiction générale de la Bible. » - https://www.patheos.com/blogs/davearmstrong/2021/05/did-medieval-catholicism-forbid-all-vernacular-bibles.html

Il est donc faux de prétendre que l'Église catholique a interdit la lecture de la Bible à tous. Cette mesure locale et temporaire visait seulement à endiguer une hérésie dangereuse, comme l’enseigne l’Évangile de Matthieu.

2) "Question 3: Le concile de Constance (1414 - 1418). Lors de ce concile eut aussi lieu le procès et la condamnation pour hérésie de John Wyclif, Jan Hus et Jérôme de Prague, réformateurs comme Martin Luther plus tard. Jan Hus et Jérôme de Prague furent suppliciés sur le bûcher à onze mois d'intervalle."

Réponse 2:

Non, John Wycliffe n’a pas été brûlé avec la Bible. En réalité, Wycliffe est mort naturellement en 1384, bien avant le concile de Constance (1414-1418). Cependant, en 1415, ce concile l’a condamné pour hérésie, principalement à cause de ses critiques de l'Église et de ses traductions de la Bible en anglais, en raison de certaines préfaces provocantes en langue vernaculaire. En 1428, son corps a été exhumé, brûlé et ses cendres dispersées, mais il n'a jamais été brûlé de son vivant, ni avec une Bible. 

Source : Encyclopaedia Britannica: https://www.britannica.com/biography/John-Wycliffe/Translation-of-the-Bible

Concernant ses traductions de la Bible, bien qu'elles aient été révolutionnaires pour l'époque, elles étaient imparfaites. Wycliffe avait traduit la Bible à partir de la Vulgate latine et non des textes originaux en hébreu ou en grec, ce qui a engendré des erreurs dues aux multiples étapes de traduction. Malgré ces imperfections, la traduction de Wycliffe a marqué une avancée importante à l'époque. Cela a aussi ouvert la voie à des traductions plus précises, comme celle de William Tyndale, qui a utilisé les textes originaux hébreux et grecs.

Les Bibles des Wycliffites n'ont pas été condamnées pour leur contenu biblique, mais à cause des préfaces polémiques qui les accompagnaient. Ces préfaces contenaient des critiques sévères des prêtres et de l'Église, et c'est pour cette raison que l'Église exigeait que les traductions soient approuvées par les évêques locaux. Par exemple, les Lollards, partisans de Wycliffe, ajoutaient souvent des commentaires controversés dans leurs copies, même si le texte biblique restait fidèle. Il est donc compréhensible que l'Église ait voulu limiter ces versions pour protéger la foi et les enseignements. 

Source : Bible Researcher: https://www.bible-researcher.com/1911-wyclif.html

En résumé, l’Église n’a pas interdit les traductions de la Bible en soi, mais elle voulait s'assurer que des idées erronées ne soient pas ajoutées aux Écritures. 

Source : Dave Armstrong - Patheos: https://www.patheos.com/blogs/davearmstrong/2021/05/did-medieval-catholicism-forbid-all-vernacular-bibles.html

3) Avec la constitution « Dominici gregis custodiae » du 24 mars 1564, Pie IV prohiba les versions de la Bible en langues vulgaires. La lecture des textes sacres devait desormais se faire en Latin uniquement.

Réponse 3Non, l'Église catholique n'a jamais interdit la lecture de la Bible. La constitution "Dominici gregis custodiae" de Pie IV en 1564 ne visait pas à empêcher la lecture des Écritures, mais à contrôler les traductions pour éviter des erreurs doctrinales. Les fidèles pouvaient lire la Bible en langues locales avec l'approbation des évêques, assurant ainsi que les versions utilisées étaient fiables.

Source: https://www.newadvent.org/cathen/07721a.htm

Un exemple contemporain similaire est le rejet par de nombreux chrétiens (inclus protestants) de la Traduction biblique du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah, car elle est considérée comme mal traduite et soutenant des doctrines erronées. Ainsi c’est comme à l'époque, l'Église cherchait à protéger ses fidèles des interprétations incorrectes.

Le mythe selon lequel l'Église interdisait la Bible est faux. Elle a toujours encouragé la lecture des Écritures, mais avec des précautions pour préserver la doctrine comme celà est aisément demontré par Steve Ray dans son article suivant: chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.catholicconvert.com/wp-content/uploads/ForbidBibleReading.pdf  

Dans les années 1890, nous avons l'encyclique Providentissimus Deus, émise par le pape Léon XIII, dans laquelle il écrit :

« La réflexion calme et impartiale sur ce qui a été dit montrera clairement que l'Église n'a jamais manqué de prendre les mesures nécessaires pour rendre les Écritures accessibles à ses enfants, et qu'elle a toujours conservé et exercé utilement cette garde confiée par Dieu tout-puissant pour la protection et la gloire de Sa Sainte Parole. » - Pape Léon XIII, Providentissimus Deus, Sur l'étude des Saintes Écritures, 1893.

Nous avons également un exemple où il établit, le 13 décembre 1898, une indulgence pour la lecture des Évangiles au moins 15 minutes par jour, et une indulgence plénière une fois par mois pour la lecture quotidienne de l'Évangile.

De plus, le pape Saint Pie X a déclaré :

« Rien ne nous ferait plus plaisir que de voir nos enfants bien-aimés prendre l'habitude de lire les Évangiles — non seulement de temps en temps, mais tous les jours. » - Pape Saint Pie X.

 4) L’Index librorum prohibitorum. L'index des livres interdits est un catalogue instauré à l'issue du Concile de Trente (1546-1563). Il s'agit d'une liste d'ouvrages que les catholiques romains n'étaient pas autorisés à lire, dont la Bible, qui était de loin le livre le plus censuré jusqu'à la suppression de l'Index.

Réponse 4: C'est faux que dans la liste de l'index librorum prohibitorum, l'Eglise a interdit la lecture de la bible. Au faite, cette list peut être lu même aujourdhui et la bible n'y figure pas du tout. Voyez vous même la liste: https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_authors_and_works_on_the_Index_Librorum_Prohibitorum.

Je crains que vous avez cru à beaucoup des mythes anti-catholique malheureusement. Puis-je me permettre de vous encourager à suivre le conseil de saint Paul apotre dans son épitre à Timothée:

"Mais rejette les fables profanes, et semblables aux récits des personnes dont l'Esprit est affaibli; et exerce-toi dans la piété." - 1Timothée 4:7

5) L'encyclique "Qui Pluribus" du pape Pie IX. Dans cette lettre de Pie IX (1846), on y trouve la condamnation des " perfides sociétés bibliques qui répandent parmi les fidèles les moins instruits les livres des saintes écritures traduits en toute espèce de langues vulgaires et souvent expliquées dans un sens pervers . . . les répandant partout gratuitement ".

Réponse 5: Ce passage montre que l'opposition de l'Église n'était pas contre la Bible elle-même ou contre sa traduction en langues vernaculaires, mais contre certaines sociétés bibliques (souvent protestantes) qui distribuaient des Bibles avec des commentaires ou des traductions jugées doctrinalement incorrectes par l'Église catholique. Le problème résidait donc dans les traductions et les interprétations jugées "perverses" ou erronées, mais pas dans la diffusion de la Bible en tant que telle.

L'Église cherchait à protéger les fidèles de ce qu'elle considérait comme des lectures déviantes ou mal interprétées des Écritures, tout en encourageant une lecture et une interprétation supervisées par des autorités compétentes.

"C'est ce qu'il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Ecritures, pour leur propre ruine." - 2 Pierre 3:16

 6) Jusqu'aujourd'hui des catholiques qui portent et lisent la Bible sont regardees avec suspicion. C'est pour cette raison que la plupart des freres et soeurs catholiques n'apportent pas de Bibles a la messe, et ils ne sont jamais encouragees a le faire.

Réponse 6: Ce commentaire repose sur une idée fausse. L'Église catholique encourage activement la lecture des Écritures et cela depuis longtemps. Voici quelques exemples clairs qui montrent l'importance accordée à la Bible dans l'Église :

Le Catéchisme de l'Église catholique, paragraphe 133, déclare avec force :
«L'Église exhorte avec force et de façon particulière tous les fidèles chrétiens... à apprendre la connaissance suréminente de Jésus-Christ par la lecture fréquente des divines Écritures. L'ignorance des Écritures, c'est l'ignorance du Christ. »

Pape Benoît XVI, Angelus (6 novembre 2005) :

«Parmi les nombreux fruits de ce printemps biblique, je voudrais mentionner la diffusion de l'ancienne pratique de la Lectio Divina ou "lecture spirituelle" des Saintes Écritures. Elle constitue un véritable chemin spirituel marqué par des étapes.»

Pape François, dans Evangelii Gaudium (2013), n° 175, a rappelé :

« L’étude des Saintes Écritures doit être une porte ouverte à tous les croyants. La Bible n’est pas réservée à quelques privilégiés, elle appartient à tous. »

Pape Jean-Paul II, dans Veritatis Splendor (1993), n° 85, a souligné :

« L'Église n'a jamais cessé de recommander la lecture et la méditation des Écritures, afin que la Parole de Dieu devienne toujours davantage la lumière de la vie pour les fidèles. »

Enfin, Pape François, lors d'une audience générale en 2016, a dit : 

« Chaque jour, prenez l'Évangile, lisez un passage. Cela vous fera beaucoup de bien. »

Ces citations démontrent clairement que les catholiques sont non seulement encouragés à lire la Bible, mais qu’ils sont invités à en faire un guide dans leur vie quotidienne. Si certains fidèles n'apportent pas de Bible à la messe, cela ne signifie pas que l'Église décourage cette pratique. Au contraire, elle valorise et promeut la lecture des Écritures comme une partie intégrante de la foi.

7) Il me semble clair que l'Église Catholique Romaine voulait et veut toujours garder ses fidèles dans l'ignorance pour conserver son emprise et son pouvoir sur la chrétienté.

Réponse 7: Pour corriger l'idée erronée selon laquelle l'Église catholique aurait restreint l'accès à la Bible, voici une liste de citations clés du leadership de l'Église, illustrant leur engagement à promouvoir la lecture des Écritures à travers l'histoire :

Pape Saint Grégoire I (mort en 604 après J.-C.) :

« L'Empereur des cieux, le Seigneur des hommes et des anges, vous a envoyé Ses épîtres pour le bien de votre vie — et pourtant vous négligez de les lire avec empressement. Étudiez-les, je vous en prie, et méditez chaque jour les paroles de votre Créateur. Apprenez le cœur de Dieu dans les paroles de Dieu, afin de soupirer plus ardemment après les choses éternelles, que votre âme soit enflammée de plus grands désirs pour les joies célestes. »

 Pape Léon XIII, dans Providentissimus Deus (1893) :

« L'Église n'a jamais manqué de prendre les mesures nécessaires pour rendre les Écritures accessibles à ses enfants, et elle a toujours conservé et exercé de manière utile cette garde confiée par Dieu pour la protection et la gloire de Sa Sainte Parole. »

Pape Pie VI, dans une lettre à l'archevêque Martini (1778) :

« Vous jugez excellemment que les fidèles doivent être encouragés à lire les Saintes Écritures, car elles sont les sources les plus abondantes de moralité et de doctrine, pour éradiquer les erreurs qui se propagent largement en ces temps corrompus. »

Pape Saint Pie X :

« Rien ne nous ferait plus plaisir que de voir nos enfants bien-aimés prendre l'habitude de lire les Évangiles — non seulement de temps en temps, mais tous les jours. »

Pape Benoît XV, dans Spiritus Paraclitus (1920) :

« Notre seul désir pour tous les enfants de l'Église est qu'ils soient saturés de la Bible, afin qu'ils parviennent à la connaissance suréminente de Jésus-Christ. »

vendredi 19 juillet 2024

Débatre Marie: Catholique vs Brahnamiste

Dernièrement, j'ai partagé une série d'échanges que j'ai eus avec une personne qui s'inscrit profondément dans la théologie Branhamiste. Et bien, récemment, il a partagé un nouveau point de contentieux entre leur système théologique et le système théologique catholique. Je cite le cœur de son opposition et j'y répondrai ci-dessous :

Ben-yamin Bashizi: "C’est seulement en 431, au concile d’Ephèse, que Marie a été déclarée “Mère de Dieu”. Après cela, on commença à lui donner différents titres comme: “Notre Dame”, “Reine du Ciel”, “Médiatrice”, “Celle qui secourt”, “Celle qui intercède”, “Mère de toutes grâces”, “Mère de l’Eglise”, et aussi “Celle qui a écrasé le serpent”, etc. etc. Beaucoup de ces désignations, qui se rapportaient à Christ, ont été transférées de Christ à Marie, et c’est la raison pour laquelle elles sont également antichrist."

Voici mes réponses:

1. Le Concile d'Éphèse en 431 (Théotokos = Mère de Dieu)

Le Concile d'Éphèse en 431 a proclamé Marie comme Théotokos, c'est-à-dire "Celle qui a enfanté Dieu" ou "celle qui porte Dieu" ou simplement, "Mère de Dieu" comme vous l'avait correctement indiqué. Cette déclaration visait à affirmer la nature divine de Jésus-Christ, en précisant que celui-ci est Dieu dès sa conception. Cependant, il est important de noter que le titre de Théotokos n'a pas été inventé lors de ce concile du 5eme siècle (AD 431), mais qu'il était déjà largement en usage bien avant 431. Par exemple, Saint Athanase d'Alexandrie, dans ses écrits au 4eme siècle (AD 360), utilisait ce terme pour décrire Marie. Dans son ouvrage contre les heresies Ariens, il appelle Marie, Theotokos à 4 reprises. En voici un example quand Il a écrit :

"He took flesh of the Virgin, Mary bearer of God [Theotokos /Mother of God], and was made man."

"Il a pris chair de la Vierge Marie, Mère de Dieu [Theotokos], et s'est fait homme." - Saint Athanase (AD. 360), Discours contre les Ariens, 3, 29.

Source: https://www.newadvent.org/fathers/28163.htm  

En outre, dans l'Évangile selon Luc, Élisabeth appelle Marie "mère de mon Seigneur" (Luc 1:43), ce qui est une reconnaissance explicite de son rôle unique et de l'identité divine de l'enfant qu'elle porte. Car le mot seigneur est cité 17 fois dans le chapitre premier de l'Evangile de saint Luc et à les 16 autre fois il est itulisé comme synonyme pour Dieu. Donc il est normale de comprendre que dans Luc 1:43, Seigneur fait aussi reference à Dieu incarnée en homme, à savoir Jesus Christ. Je recommende une video que j'ai faite dans le passé à ce sujet: "Marie, Mère de 'Dieu Avec Nous' (Emmanuel)" - voici le lien: https://www.youtube.com/watch?v=xQ8ZFVY8JNY&t=2s

2. Les Titres de Marie: Les divers titres donnés à Marie tels que "Notre Dame", "Reine du Ciel", "Médiatrice", etc., ont des fondements scripturaires et traditionnels. Ces titres reflètent différents aspects de son rôle dans l'histoire du salut et dans la vie de l'Église.

a) Notre Dame : Ce titre trouve ses racines dans l'Ancien Testament et les traditions du Proche-Orient ancien. Le terme "Notre Dame" peut être lié au titre de "Reine Mère" en Israël, connu sous le nom de Gebirah ou "Grande Dame". Dans la monarchie davidique, la mère du roi avait un statut élevé et était honorée comme la Gebirah. Par exemple, dans 1 Rois 2:19, Salomon fait asseoir sa mère Bethsabée à sa droite, un signe de grande estime et d'honneur. Puisque Jésus est présenté comme le successeur du roi David par Saint Luc lors de l'Annonciation de Gabriel (Luc 1:32-33), 

Luke 1:32-33  "Il [Jésus] sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin." 

Il en découle naturellement donc que Marie recevait sa vocation de mère du Roi d'Israël, aussi connut sous le nom de la "Gebirah" ou, en d'autres mots, "la (Grande) Dame". 

Le mot "Gebirah" (גְּבִירָה, gebı̂yrâh) apparaît six fois dans la Bible (voir eSword King James Concordance, H1377) : 1 Rois 11:19, 1 Rois 15:13, 2 Rois 10:13, 2 Chroniques 15:16, Jérémie 13:18, Jérémie 29:2. Selon l'encyclopédie Wikipedia , le mot "Gebirah" signifie: 

Version Anglaise [original]: "Literally translated, the title means '[Great] Lady', with the word being the feminine counterpart to gəḇīr (גְּבִיר), 'lord'. However, given that this title is most often attributed to a queen mother, the two have become synonymous, and therefore gəḇīrā is most often translated as 'Queen Mother'.

Traduction Française: "Traduit littéralement, le titre signifie '[Grande] Dame', le mot étant le pendant féminin de gəḇīr (גְּבִיר), 'seigneur'. Cependant, étant donné que ce titre est le plus souvent attribué à une reine mère, les deux sont devenus synonymes, et donc gəḇīrā est le plus souvent traduit par 'Reine Mère'". - Lien Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Gebirah

Donc appellé Marie, Notre Dame (Gebirah) n'est pas une invention sournoise mais un simple fait de l'histoire biblique, car les reine-Mère Juifs étaient appellé, Gebirah, i.e Dame. Et puisque Jésus est roi, sa mère est automatiquement une Gebirah, notre Dame.

Source érudite

  • Scott Hahn, "Hail, Holy Queen: The Mother of God in the Word of God"; 
  • Brant Pitre, "Jesus and the Jewish Roots of Mary: Unveiling the Mother of the Messiah"; 
  • Video produite par des protestants: "The Queen Mother in the Bible and Ancient Near East"  - lien youtube: https://www.youtube.com/watch?v=ZH_sLpLwG1c

b) Reine du Ciel : Cette expression trouve sa base dans l'Apocalypse (12:1), où Marie est souvent identifiée avec la femme couronnée d'étoiles. Le texte dit : 

"Un grand signe apparut dans le ciel : une femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

Cette description est généralement interprétée comme une référence à Marie par les Catholiques et même quelques érudits biblique Protestants (Ben Witherington III; Chilton, etc.) car elle apparaît dans le ciel avec une couronne donc royauté dans le ciel, ce qui en fait logiquement la "Reine du Ciel".

c) Médiatrice et Intercesseuse: Je vais traité les 2 point ensemble puisqu'ils sont lié.

Il est important de comprendre que seul Christ est le médiateur d'une nouvelle et éternelle alliance:

Hébreux 9:15 : "Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l'héritage éternel".

Cependant, les croyants jouent leur rôle de médiation de différentes manières, non pas en établissant une nouvelle alliance, mais en parlant aux hommes de Dieu (par la prédication, la proclamation, l'exhortation), et en parlant des hommes à Dieu (dans la prière d'intercession). En bref, en faisant office d'ambassadeur pour Christ:

"Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!" - 2 Corinthiens 5:20

 Un des aspects de cette médiation c'est l'interecession. Par exemple, Saint Paul exhorte les croyants à être des intercesseurspar leur prière:

"Je recommande donc, avant tout, qu'on fasse des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces, pour tous les hommes" - 1 Timothée 2:1

"Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi, afin qu'il me soit donné, quand j'ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l'Évangile". - Éphésiens 6:18-19

Il est donc normale de voir les croyants comme des médiateurs/médiatrices, intercesseuses, intercesseurs de par leur prières et par le fait qu'ils soient des ambassadeurs, des réconciliateurs entre Dieu et les hommes. Certe, la sainte Vierge Marie ne saurait être soustrait de cette noble tâche de médiatrice et intercesseuse.

d) Celle qui secourt : Tous ceux qui sont appelés à être co-ouvriers avec Dieu (1Corinthiens 3:9) deviennent des secouristes. 
Les croyants sauvent les gens dans leur détresse et de leurs multiples maux. La Bible dit dans Jacques 5 que les croyants sauvent les égarés : 
"qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’égarait sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés." - Jacques 5:20 
Dans 1 Timothée, le prédicateur de l'évangile se sauve et sauve d'autres : 
"En persévérant dans ces choses, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t'écoutent." - 1 Timothée 4:16
Dans Galates 6 et Romains 13-14, les croyants se soutiennent mutuellement en portant leurs fardeaux les uns des autres : 
"Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ." - Galates 6:2
"Accueillez celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions." (Romains 14:1). 
Tout ces textes montrent le role de sécoure que donnent les croyants au prochains. Par conséquent, la Mère du Seigneur, Marie, ne saurait être exemptée d'être une de ces secouristes, surtout qu'elle a été la première à secourir le monde en disant "oui" à Dieu et en nous donnant un Sauveur, Maranatha!

e) Mère de toutes grâces : Marie est la Mère de toute grâce pour deux raisons. 

Premièrement, parce que son Fils Jésus-Christ est le détenteur de toute grâce, car "la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ" (Jean 1:17). 

Deuxièmement, l'ange Gabriel, en annonçant son rôle futur de devenir la mère du Roi Jésus, la salue comme étant "Pleine de grâce" [charitoo] ou "celle qui a trouvé grâce" (Luc 1:28, 30). Donc, il n'y a aucune raison d'avoir un malaise à ce sujet.

f) Mère de l’Église : Si nous nous rappelons dans Apocalypse 12, Marie est introduite comme Reine du Ciel au verset 1, ayant une couronne et apparaissant au ciel. Elle est aussi présentée comme enfantant un Fils qui régnera sur le monde, le Messie (verset 5). Donc, elle est la Mère de Jésus le Messie, et elle est aussi présentée comme étant la mère de ceux qui croient et qui sont persécutés par le dragon, Satan, dans Apocalypse 12:17 : 
"Et le dragon, irrité contre la femme, s'en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus."
Ceux qui gardent les commandements de Dieu et le témoignage de Jésus sont évidament membre de l'Eglise, sont aussi appelé la postérité de la femme, la même femme qui enfantant le Christ Jésus (verset 5). Donc elle est la mère de Jesus, et aussi la mère de son corps mystique (la communauté de croyants), donc la mère de l'Eglise. On ne devrait pas ce tiré les cheveux pour cette appelation. D'après tous st. Jean lui me mêest à l'aise avec cette nouvelle forme de filiation spirituel (Jean 19:26-27).

e) Celle qui a écrasé le serpent : Pourquoi sommes-nous étonnés qu'elle ait écrasé le serpent ? N'est-ce pas le langage biblique de ceux qui parviennent à vaincre Satan ? 

Jésus dit aux disciples qu'il leur a donné,
"Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire." - Luc 10:19

Saint Paul dit aussi aux Romains que bientôt, 
"Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous !" - Romains 16:20
Pourquoi penser donc que la mère de notre Seigneur serait exemptée de cette expérience de victoire sur le diable, elle qui est l'image même du prémier chrétien, disciple de Jésus.

En conclusion: 

Je suis d'avis contraire à ceque vous avez posté ci-haut. La théologie catholique sur Marie est profondément ancrée dans la tradition biblique et une coherente réflection théologique par l'Eglise sur son rôle. Certe, nous differont sur nos interprétation des sainte écritures, mais divergence sur l'interpretation ne veut dire guerre que nos croyances manques de fondement biblique. Quand les divers titre mariale son bien comprise, on remarque qu'elle ne diminue en rien la centralité de Jésus-Christ, mais au contraire, elle éclaire et enrichit la compréhension du mystère de l'Incarnation et de la Rédemption en nous montrant comment nous devenons participants à la nature divine (2 Pierre 1:4). 

Par conséquent, ces titres et honneurs ne sont ni des exagérations ni des innovations, mais des reconnaissances appropriées du rôle unique de Marie dans l'histoire du salut, et une image de notre rôle de chrétiens dans l'histoire du salut.

samedi 15 juin 2024

Débat: Succession Apostolique (La Mort du Brahnamiste Franck Edward)


Suite à la mort du Branhamiste, Edouard Frank, un de ses coreligionnaires, Monsieur Ben, durant son éloge de sa vie publlié sur Facebook, fait une remarque peu flatteuse sur l'Église Catholique et sa doctrine de la succession apostolique ou tout simplement la succession de leadership dans l'Église. C'est dans ce cadre que ce dialogue ci-bas est intervenu. Je vous souhaite une belle lecture et j'espère que cela vous sera informatif.

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Ben-yamin Bashizi commente: " ... Malheureusement, des assemblées égarées du Message ont adopté la méthode catholique de succession, que les principaux meneurs appellent 'la relève, prendre la relève'. Frère Frank n'a jamais cru ni dit qu'il a relevé frère Branham. Au contraire, ce qu'il faut dire, c'est qu'il y avait une connexion entre le ministère de Branham et celui de Frank, mais chacun avait un mandat divin spécial et particulier."

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Eric Gatera réponds:

Ben-yamin Bashizi, C'est difficilement défendable votre proposition que "l'histoire de relève n'est pas l'affaire des vrais serviteurs dans l'Église de Dieu". Nous savons bien qu'à la mort de l'apôtre Judas, il a été succédé par l'apôtre Matthias (Actes des apôtres 1). Et la typologie biblique nous montre que dans l'Ancien Testament, ombre des choses à venir, le patriarche Moïse a été succédé par le patriarche Josué, le prophète Élie par le prophète Élisée, les rois d'Israël se sont succédé les uns aux autres, depuis le roi Saül, passant par David et les autres monarques en Israël et en Juda. Même les vizirs royaux se sont succédé dans le royaume de David (image du royaume de Dieu, donc l'Église) comme en témoigne Ésaïe 22 avec Éliakim. Ainsi, la Sainte Église Catholique n'a pas du tout tort sur sa doctrine de la succession apostolique.

Ben-yamin Bashizi réponds:

Eric Gatera, Hahahaha ! Je ne te savais pas sur mon parcours. Oui, tu as raison qu'il y a eu des séries de succession des rois et des prophètes dans l'Ancien Testament. Mais dans l'Église du Nouveau Testament, personne n'est chef des autres, pas même l'évêque, l'autorité la plus élevée de l'Église du Seigneur. D'ailleurs, une église locale n'est jamais un système d'un seul homme mais elle est dirigée par plusieurs évêques ou anciens. L'Église universelle n'a qu'un berger ou conducteur et c'est le Souverain Berger Jésus-Christ. Le Christ a un ministère qui n'est pas transmissible. Il n'y a pas de succession dans l'Église, mais Dieu suscite des hommes qu'il établit dans divers ministères et fonctions.

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Eric Gatera réponds:

Ben-yamin Bashizi Hahahaha, parfois j'y jette un coup d'œil. Quand l'honneur de la Sainte Église Catholique est en jeu, Facebook attire souvent mon attention. Hahahahaha

Point 1: En revenant sur le commentaire lié à la succession apostolique, je pense qu'on a une évidence néo-testamentaire qui appuie la proposition que vous avez avancée. Je l'ai d'ailleurs mentionné ci-haut, le cas de la succession apostolique après le décès de l'apôtre Judas par l'apôtre Matthias : 

Actes des apôtres 1:20, 26 "Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : ... Qu'un autre prenne sa charge! ... Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres.

On voit aussi l'inquiétude de l'apôtre Paul qui cherche à assurer la succession de son travail apostolique: 

2 Timothée 2:2 "Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres."

 Donc, le Nouveau Testament montre que le ministère apostolique est transmissible, de Judas à Matthias, et de saint Paul aux hommes capables en passant par saint Timothée.

Point 2: Dans l'Église depuis son origine, il y a toujours eu des leaders qui étaient à la tête (chef) des autres. On le voit non seulement dans l'histoire, mais également dans les Écritures, car Dieu a placé les apôtres au-dessus des prophètes, etc. (1 Co 12), et la lettre aux Hébreux rappelle qu'ils ont eu des conducteurs, ce qui signifie clairement qu'ils ne se dirigeaient pas eux-mêmes, mais qu'ils avaient des leaders spirituels, donc leurs chefs (Hébreux 13:7). On sait aussi que dans l'Apocalypse de saint Jean, des messages furent envoyés aux anges des églises du Proche-Orient, Éphèse, Laodicée, etc. Clairement, ces communautés ecclésiales avaient des chefs, des leaders (Apocalypse 2).

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Ben-yamin Bashizi réponds:

Eric Gatera Des chefs hiérarchiques n'ont jamais existé ni à Jérusalem ni à Antioche, encore moins à Éphèse. Les apôtres et les anciens travaillaient ensemble et aucun ne régnait sur les autres. Pierre, en tant qu'ancien, s'adressait au reste des anciens comme à ses égaux. "Aux anciens comme moi..." 

1 Pierre 5:1 ''Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, ...

Quant à la succession, tu constateras que le remplaçant de Judas, Matthias, était un choix charnel, raison pour laquelle DIEU a dû appeler Paul à la place. Paul n'a jamais nommé Timothée successeur mais il l'exhortait en tant que co-ouvrier sur la manière de conduire les choses dans la maison du Seigneur. Il avait plus d'expérience que Timothée, Tite... Jamais dans la Bible et dans l'Église du Seigneur, on n'organisera un vote pour une succession comme on le voit dans les organisations humaines. 

Les 7 messagers des 7 âges de l'Église, car c'est de ça qu'il s'agit, ont été suscités et envoyés par Dieu lui-même de manière surnaturelle. Aucun vote de succession n'a été organisé pour Pierre, Paul, Irénée, Martin, Colomban, etc. Le premier vote organisé par les ecclésiastiques avec le gouvernement a eu lieu au 4e siècle avec la grande église organisée, la mère de toutes les églises organisées selon le style de la mère.

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Eric Gatera réponds:

Bonjour Ben-yamin Bashizi,

1) Vous dites, "Des chefs hiérarchiques n'ont jamais existé ni à Jérusalem ni à Antioche, encore moins à Éphèse.

Réponse : Le problème avec cette assertion, c'est qu'elle a été émise sans évidence. Nous savons au contraire, comme je l'ai mentionné ci-haut, que l'Église du Seigneur a toujours eu une structure hiérarchique dès ses origines primitives comme saint Paul le remarque dans 

1 Corinthiens 12:28, "Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues."

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2) Vous dites encore, "Les apôtres et les anciens travaillaient ensemble et aucun ne régnait sur les autres. Pierre, en tant qu'ancien, s'adressait au reste des anciens comme à ses égaux. "Aux anciens comme moi..." 

Réponse : Le fait de travailler ensemble n'exclut pas la présence d'une hiérarchie. Après tout, le Seigneur lui-même travaillait avec les Apôtres (Marc 16:20) et les chrétiens sont appelés 'co-ouvriers de Dieu' (1 Corinthiens 3:9), mais allons-nous dire que le Seigneur ne règne pas sur les apôtres et les disciples? 

Marc 16:20, "... Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient.

1 Corinthiens 3:9, "Car nous sommes collaborateurs de Dieu; vous êtes le labourage de Dieu, l'édifice de Dieu.

Et le texte de 1 Pierre 5:1 non plus ne retire pas à saint Pierre son rôle de leadership dans l'Église du Seigneur. Après tout, nous avons fait des expériences similaires quand un chef de la nation s'adresse au peuple et les appelle ses concitoyens ou compatriotes ou même, 'my fellow Americans'. En aucun cas, ce reconnaître comme membre d'une société n'exclut le fait qu'il y ait une hiérarchie reconnue. N'oublions pas que même saint Paul a reconnu que saint Pierre (a.k.a. Céphas) avec 2 autres anciens étaient considérés comme des colonnes dans l'Église de Jérusalem, insinuant ainsi une hiérarchie. 

Galates 2:9, " ... Jacques, Céphas, et Jean, qui étaient considérés comme étant des colonnes."

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3) Vous dites aussi, "Quant à la succession, tu constateras que le remplaçant de Judas, Matthias, était un choix charnel, raison pour laquelle DIEU a dû appeler Paul à la place.

Réponse : Vous me demandez de constater que le remplacement de l'apôtre Judas par l'apôtre Matthias était charnel, et que l'apôtre successeur était saint Paul, mais votre assertion, une fois de plus, ne procure aucune évidence. Cependant, puisque vous m'avez demandé de constater, permettez-moi de faire 4 constats : 

A) Je constate plutôt, comme déjà cité auparavant, que la succession s'est faite en citant les saintes écritures, donc pas une œuvre de la chair : "Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : ... Qu'un autre prenne sa charge!" ... Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres." - Actes 1:20, 26 

B) Et je constate encore que ce texte du choix de Matthias est précédé par le verset qui dit que les apôtres étaient dans une atmosphère de prière avant que saint Pierre cite les Psaumes ci-haut, donc ce n'était pas une œuvre de la chair : "Tous ceux-ci persévéraient d'un commun accord dans la prière" - Actes 1:14 

C) Je constate aussi que le choix de l'apôtre Matthias s'est fait après avoir invoqué Dieu spécifiquement pour orienter le choix du successeur de l'apôtre Judas, donc pas une œuvre de la chair : "Et priant, ils dirent : Toi, Seigneur, qui connais les cœurs de tous, montre lequel de ces deux tu as choisi" - Actes 1:24 

D) Et finalement, je constate que la méthodologie utilisée pour faire le choix était en accord parfait avec les saintes Écritures qui utilisaient le jet de sorts pour choisir entre deux alternatives : Lévitique 16:8; Josué 18:10; 1 Samuel 14:41-42; 1 Chroniques 24:5; et Jonas 1:7. Donc, une fois de plus, ce n'était pas une œuvre de la chair. 

Note : Je note donc que la succession apostolique est bien biblique puisqu'elle apparaît au premier chapitre du livre des Actes des apôtres avec la présence de l'apôtre Matthias qui succède à l'apôtre Judas. Je note aussi que saint Paul était aussi un apôtre, mais choisi dans des circonstances différentes. Il était un apôtre comme l'apôtre Barnabas car ils reçurent tous deux leur apostolat quand le Saint-Esprit les a choisis à Antioche et que l'Église les a mis à part et envoyés en mission apostolique (Actes 13:1-3). 

Les deux sont appelés apôtres (au pluriel) dans la suite, comme le démontre ce texte biblique : "Mais les apôtres, Barnabas et Paul, l'ayant appris, déchirèrent leurs vêtements et s'élancèrent dans la foule" - Actes 14:14 

J'en déduis donc que votre réticence contre l'apostolat de saint Matthias succédant à Judas ne tient pas quand on fait un sondage biblique et ne saurait être défendue bibliquement.

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4) Vous dites aussi, "un vote pour une succession comme on le voit dans les organisations humaines.

Réponse : Je ne pense pas que la méthodologie soit le cœur du sujet en discussion. Le Saint-Esprit peut inspirer la succession de diverses manières, par le jet de sorts (Actes 1), d'autres moyens surnaturels (Actes 13), et probablement d'autres manières. Le cœur du dialogue est d'abord d'admettre ce qui est évident dans les saintes Écritures, la succession apostolique existe et Actes 1 le démontre avec saint Matthias. La méthodologie appropriée peut être discutée séparément.

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5) Vous dites encore : "Les 7 messagers des 7 âges de l'Église, car c'est de ça qu'il s'agit, ont été suscités et envoyés par Dieu lui-même de manière surnaturelle.

Réponse : Sans entrer dans le débat interprétatif sur l'identité des 7 anges se trouvant dans les 7 Églises situées dans les cités d'Asie du 1er siècle. La Bible ne dit pas que ces 7 églises sont des âges. Le mot 'âge' est introduit artificiellement dans les textes bibliques par les défenseurs de la théorie des âges ecclésiaux. Je sais qu'Edward Frank en faisait partie parmi tant d'autres avant lui et après lui.

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6) Vous dites finalement, "Le premier vote organisé par les ecclésiastiques ensemble avec le gouvernement a eu lieu au 4e siècle avec la grande église organisée, la mère de toutes les églises organisées selon le style de la mère.

Réponse: Cette assertion ci-haut, une fois de plus, ne reçoit aucun traitement évidentiaire. Cependant, l'évidence historique est tout autre, car nous savons que la mention d'une succession apostolique en leadership dans l'Église de Jésus-Christ précède le 4ème siècle que vous avez mentionné:

ÉVIDENCE 1: On lit déjà au premier siècle (l'an 80 après J.C.) dans les écrits de saint Clément ce qui suit : 

"XLIV, 1.: Nos Apôtres aussi ont su qu’il y aurait des contestations au sujet de la dignité de l’épiscopat ; 2. c’est pourquoi, sachant très bien ce qui allait advenir, ils instituèrent les ministres que nous avons dit et posèrent ensuite la règle qu’à leur mort d’autres hommes éprouvés succéderaient à leurs fonctions. 3. Ceux qui ont ainsi reçu leur charge des Apôtres, ou, plus tard, d’autres personnages éminents, avec l’assentiment de toute l’Église."

Référence: 1 Clément 44:1-3 https://laportelatine.org/.../epitre-de-clement-de-rome...

......................

ÉVIDENCE 2: On lit au 2ème siècle dans les écrits de saint Irénée de Lyon (l'an 189 après J.C), dans son ouvrage "Contre les Hérésies; Livre 3, section 3", ce qui suit : 

"Ainsi donc, la Tradition des apôtres, qui a été manifestée dans le monde entier, c'est en toute Église qu'elle peut être perçue par tous ceux qui veulent voir la vérité. Et nous pourrions énumérer les évêques qui furent établis par les apôtres dans les Églises, et leurs successeurs jusqu'à nous.

"Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome ; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes :

"Donc, après avoir fondé et édifié l'Église, les bienheureux apôtres remirent à Lin la charge de l'épiscopat ; c'est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres à Timothée. Anaclet lui succède. Après lui, en troisième lieu à partir des apôtres, l'épiscopat échoit à Clément." "À ce Clément succède Évariste ; à Évariste, Alexandre; puis, le sixième à partir des apôtres, Xyste est établi ; après lui, Télesphore, qui rendit glorieusement témoignage ; ensuite Hygin ; ensuite Pie ; après lui, Anicet ; Soter ayant succédé à Anicet, c'est maintenant Éleuthère qui, en douzième lieu à partir des apôtres, détient la fonction de l'épiscopat. Voilà par quelle suite et quelle succession la Tradition se trouvant dans l'Église à partir des apôtres et la prédication de la vérité sont parvenues jusqu'à nous. Et c'est là une preuve très complète qu'elle est une et identique à elle-même, cette foi vivifiante qui, dans l'Église, depuis les apôtres jusqu'à maintenant, s'est conservée et transmise dans la vérité.

Référence: chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/http://www.theologica.fr/.../St.Irenee-de-Lyon_Traite...

......................

ÉVIDENCE 3: On lit aussi au 3ème siècle dans les écrits de saint Cyprien de Carthage (Lettre 69, paragraphe 3), ce qui suit : 

"Aussi, puisque l'Église seule a l'eau vivifiante et le pouvoir de baptiser et de purifier, celui qui dit que l'on peut être baptisé et sanctifié chez Novatien, devrait établir d'abord et montrer que Novatien est dans l'Église, ou la gouverne. L'Église en effet est une et ne peut, étant une, être à la fois dedans et dehors. Si elle est chez Novatien, elle n'était pas chez Corneille ; mais si elle était chez Corneille, qui succéda par une ordination légitime à l'évêque Fabien, et à qui le Seigneur, outre l'honneur épiscopal, a donné aussi la gloire du martyre, Novatien n'est pas dans l'Église, et ne peut pas être considéré comme un évêque, lui qui, au mépris de la tradition évangélique et apostolique, est sorti de lui-même et n'a succédé à personne. En effet, celui-là ne peut gouverner l'Église qui n'a pas été ordonné dans l'Église.

Référence:http://jesusmarie.free.fr/cyprien_de_carthage_lettres... 

...

Ben-yamin Bashizi réponds:

Tu es un très bon et grand chercheur. Ton exposé ci-haut démontre que tu le fais de tout cœur. Que le Seigneur fasse luire sa lumière sur toi ! De toutes ces évidences, je retiens que l'Église officielle avait déjà mis en place cette succession qui n'a fait que se pérenniser au cours des siècles. La petite église qui ne suivait pas ce grand courant religieux a été ignorée ainsi que son histoire. Lisez le Livre des martyrs de Fox, Les deux Babylones d'Alexandre Hislop et d'autres... Ils auraient touché cet aspect de succession apostolique que l'État soutenait absolument pour lui permettre de bien contrôler les bas peuples. La petite église s'organisait par le Saint-Esprit. Ils n'avaient aucun programme fixé ni hiérarchie pour leur donner des ordres à suivre. Ils s'attendaient au Saint-Esprit en tous. Ils étaient tous frères et sœurs, les anciens ne se prenaient pas pour des chefs. Et quand ils mouraient, d'autres continuaient sans une succession au sens humain protocolaire.

...

Eric Gatera réponds:

Si vous me permettez une dernière réflexion,

1) Quand vous dites : "La petite église qui ne suivait pas ce grand courant religieux a été ignorée ainsi que son histoire." 

Réponse : Comme cela fut remarqué ci-haut avec la lettre de St. Clément, la succession apostolique était déjà connue au 1er siècle (AD 80), soit environ 50 ans après la résurrection du Seigneur Jésus-Christ (AD 30). Il n'y a donc pas de raison de croire que cette petite église dont vous mentionnez soit différente de celle mentionnée dans la lettre de St. Clément, un leader apostolique de la sainte Église qui était sous d'intenses persécutions par les empereurs romains.

2) Vous dites : "Ils n'avaient aucun programme fixé ni hiérarchie pour leur donner des ordres à suivre." 

Réponse : Je crains encore que cette assertion ci-haut n'ait aucun appui biblique puisque nous savons déjà, comme informé ci-haut, que Dieu a mis premièrement dans l'Église les apôtres (1 Corinthiens 12), dans le livre des Hébreux on parle des conducteurs ou dirigeants qui sont des modèles à suivre (Hébreux 13), et le livre de l'Apocalypse s'adresse aux 7 anges (messagers) des 7 églises d'Asie, sous-entendant que ces messagers allaient diriger le troupeau sous eux selon les instructions reçues dans la révélation de St. Jean. Il est indéniable que la première Église, tout comme aujourd'hui, était dirigée et avait une hiérarchie (voir Galates 2 cité ci-haut).

3) Vous dites encore : "Et quand ils mouraient, d'autres continuaient sans une succession au sens humain protocolaire." 

Réponse : Mais nous savons maintenant que ceci est incorrect, car Actes 1 nous dit qu'à la mort de l'apôtre Judas, il fut succédé par l'apôtre Matthias. Les textes bibliques sont indéniables à ce sujet. On ne peut pas échapper à ce protocole biblique.

4) Finalement, vous me proposez : "Lisez le Livre des martyrs de Fox, Les deux Babylones d'Alexandre Hislop et d'autres... Ils auraient touché cet aspect de succession apostolique que l'État soutenait absolument pour lui permettre de bien contrôler les bas peuples." 

Réponse : J'aimerais bien, mais le souci est que les deux ouvrages référés apparaissent plus d'un millénaire après les événements de l'Église chrétienne primitive et ne sont pas écrits par des historiens de formation. Donc leur pertinence sur l'historicité du sujet en contention est nulle. C'est pour cela que je vous ai procuré la documentation primaire (primary source) venant du 1er siècle (St. Clément), 2ème siècle (St. Irénée) et 3ème siècle (St. Cyprien) quand j'ai argumenté mon cas, et non en me fiant à des sources secondaires discutables.

Par exemple, quelques recherches sur le net m'ont fourni les informations suivantes :

Livre des Martyrs de Fox :

  • Titre original : "Actes et monuments"
  • Auteur : John Foxe
  • Première publication : 1563 (donc écrit au 16ème siècle)

Les Deux Babylones :

  • Titre original : "The Two Babylons"
  • Auteur : Alexander Hislop
  • Première publication : 1853 (donc écrit au 19ème siècle)

Note : Aucun de ces deux auteurs n'a reçu de formation académique en histoire. On peut en déduire que si ces auteurs parlent de faits vécus dans leur propre temps, comme l'exemple de John Foxe qui relate les persécutions des protestants de son époque, cela peut être cru. Mais en dehors de leur époque, comme une réflexion sur l'histoire du christianisme à ses débuts comme tente de faire Hislop, cela doit être rejeté au pire, ou au mieux évalué avec une extrême prudence.

Parlant d'Alexander Hislop, même, Ralph Woodrow, un écrivain protestant interessé en histoire ancienne qui, au début, pensait qu'il était crédible, a fini après recherche des faits, à démontrer qu'il n'avait pas une méthodologie historique, a inventé beaucoup d'histoires, a créé une narrative anti-catholique sans évidence, et a cité partiellement les experts dont il fait référence dans son ouvrage, "Les Deux Babylones". Je vous recommande son évaluation érudite dans le lien suivant : https://www.equip.org/articles/the-two-babylons/

jeudi 22 juillet 2021

Answering: What If God Was One of Us?

An article was brought to my attention recently by a lady friend of mine. It is titled, 'What if God was one of us?' From a Christian perspective, it is believed that God became one of us. For it was testified by the ancients that God who is, "The Word became a human being and lived here with us. We saw his true glory, the glory of the only Son of the Father. From him all the kindness and all the truth of God have come down to us." - John 1:14 (CEV).

But the author of this article doesn't think in Christian terms, meaning the brotherhood of all men. No, she think in racial terms, she means what if God become an African in particular not a human in general. And not any type of African but the black one as the introductory image at her article suggest.  

I'd like to review some sections of her article and propose alternative ways to assess the situation. Let me start from the beginning of the article and go systematically through her different reflections.

1) Is Christianity Foreign to Africa?

"Moreover, Africa went as far as completely adopting the colonialists’ ways of life and belief systems: Christianity, for example. But there are many issues pertaining to the adoption of foreign religions in Africa, a few of which are examined here."

It is important to note that the author might be oblivious to the point that Christianity has been in Africa for almost 2000 years. It is in no way foreign to Africa historically speaking. Matter of fact, the Holy Bible was first canonized in two African towns, first in the council of Hippo (Algeria) in AD 393 and the same Bible canon was reaffirmed in the council of Carthage (Tunisia) in AD 397. Last I checked, both Algeria and Tunisia are African nations and formal members of the African Union

2) Christian doctrines are no Jokes

"God doesn’t subscribe to the worldly conceptualisation of the divine. In fact, human perceptions of God are merely perspectives conditioned by socio-politico-economical environments. God is neither Christian nor Muslim nor all these things because God is so big and elusive a ‘concept’ that it cannot be entirely grasped by our limited human intellect. That is essentially why religious doctrines end up reflecting the values of the society in which they operate, or from which they were borrowed."

This segment is what could be qualified as an anthropological critique of the major world religions. It is based on this rather simplistic assumption: religion doesn't shape society but rather the reverse is true, human sociological experience such as culture, politic and economy shape religion. And what is the evidence she gives for it? Well, none. No evidence. She simply makes a claim that 'religious doctrines end up reflecting the values of the society' but she gives no concrete example. Which religious doctrines does she have in mind? Which society is she thinking of? We can't tell. But we don't have to imagine what could have been the interaction between religious doctrines and society. History is filled with examples.

In his acclaimed book, "Dominion: How the Christian Revolution Remade the World", Tom Holland who is an agnostic writer of ancient history (i.e not a Christian), does take his reader from ancient Palestine to modern day and he points out how Christianity changed the behaviors (ethos) of cultures and ancient powers through the force of its doctrines. Here are just two examples, 

(1) the idea of universal human rights and the equality of every individual was developed not by the philosophers of the Enlightenment but by Christian canon lawyers in the 12th century. And this was based on the doctrine of Genesis and our creation in God’s image which will be emphasized repeatedly in the New Testament doctrinaire. To quote Holland in the chapter titled "Revolution", he said: "That the rich had a duty to give to the poor was, of course, a principle as old as Christianity itself. What no one had thought to argue before, though, was a matching principle: that the poor had an entitlement to the necessities of life. It was – in a formulation increasingly deployed by canon lawyers – a human ‘right’." 

 (2) the idea that every person has a right to his or her own body—and that therefore sex must be completely consensual—was a startling new concept that came into the world through Christianity. To quote a section of his book on the chapter titled "flesh", he writes: "A sexual order rooted in the assumption that any man in a position of power had the right to exploit his inferiors, to use the orifices of a slave or a prostitute to relieve his needs much as he might use a urinal, had been ended. Paul’s insistence that the body of every human being was a holy vessel had triumphed."

It is therefore incorrect to assume that religious doctrines, especially Christian doctrines, are mere reflection of existing socio-cultural phenomena. Au contraire, Christian doctrines were at time so foreign to cultures in which it was preached, and this from Palestine, passing through Greece to Rome. There is a reason those who became Christians were said to have been 'converted'. For religious conversion, the Christian type, is a profound change that goes beyond adherence to a new spirituality. The change also impact one's view of life, death, love, child development and else.

3) Are You Triggered by a 'White' Jesus?

"As a matter of fact, Christianity is a post-Christ religion that appropriated God to itself through civilisation, and, through the years, whitened “God”.  When Christ was taken to the middle east, he was not as white as depicted by Christianity today, for instance. Later, Christ was taken to Greece, which made him white and Greek-speaking. He was then taken to Rome, which made him Latin-speaking. He was then taken to England to allow King Henry VIII to marry as the church of England was renamed; then to Scotland, where he was a Presbyterian; and then to the United States, where he became an Episcopalian."

There is two important points worth being raised here:

The First one is theological in nature. Christianity is not a 'post-Christ religion', whatever that may mean. There is no such thing as 'post Christ' since he is still alive and celebrated as the risen one, hence Anno Domini (AD) and not After Christ, which implies that he still reigns. Christianity is the nomenclature under which the community of believers (i.e disciples) of Christ Jesus are categorized among world religion. Christianity may simply mean - the religion of Christians. And Christians is the name given to the disciples of Christ (Acts 11:26). The Lord Jesus has always had disciples and this during his earthly ministry before his crucifixion (Luke 10:1), during his crucifixion's as witnessed by the presence of St. John at the Cross with other Jesus' female disciples and his blessed mother, Mary (John 19:25); and after his resurrections from the dead (Acts 1:2-3; Acts 11:26). That community of disciples are what later was called Christianity after the event of Pentecost, when the Church was theologically birthed. The community preceded the label 'Christian'. 

Chinese Jesus at His Baptism

The second point is anthropologic in nature. It is easy to sympathize with the comment about the ever changing face of the Lord Jesus Christ depending on which continent one finds oneself. Truth to be told, I have personally grown looking at a dark-brown portrait of Jesus at the cross in the Catholic parish I've attended since my teenage years, that was 25 years ago. When I lived in South Africa for an extended period of 6 years, the portrait was that of a white looking Jesus on the cross. I have seen many depiction of Jesus which reflects a wide rage of nations

Native American Christ Shows Compassion

It is improper to play the race card with the different cultural depiction of Christ. It is rather better to realize that Caucasian Christians have shown a greater preference for a depiction of Christ that look like themselves. African are also doing the same as evidence by the Church I grew up in. So does the Hispanic population and the Asian population. Different communities are simply trying to identify themselves with their savior, hence projecting their cultural preference in their depiction of Christ. I think this is an acceptable practice by different nations as long as it doesn't degenerate into racial competition. The truth is Jesus was neither black, dark-brown, Hispanic, far-east Asian-looking or white historically speaking. Jesus was a Semite living in the near eastern region. His completion must have reflected those of his countrymen. The Lord Jesus portrayal should not become a divisive issue within Jesus' community as it is in the secular community. For in Christianity, "There is neither Jew nor Greek ... for you are all one in Christ Jesus" - Galatians 3:26 

It doesn't matter at the end which depiction of the Lord Jesus is chosen for illustration, for we, Christians, knows what the Lord expect of us in this global brotherhood of believers: "For there is no difference both of Jew and of Greek, for the same Lord over all is rich to all who call on Him" - Romans 10:12.

4) Is Christianity Good for Africa? 

"Africa is the only place where Jesus didn’t transform. Why? Africa, as a whole, missed that vital part and adopted an alien concept of God, which propagates other people’s values and interests. It is tragic! The consequences include the denigration of African culture."

As a much needed reminder, the 'concept of God' in Christianity is not alien to Africa, as history demonstrates. Christianity has always been good and valuable to all who where touched by the good news of the Gospel, and Africa is no exception. It is interesting to note that although skepticism has been expressed by the author who seems to believe in what she called the 'concept of God', another author who does disbelieve in the very existence of God, the British atheist Matthew Parris, has shown more optimism of the impact of Christianity in Africa. Matthew Parris penned an interesting article a decade ago and which was published by the TIMES titled, "As an atheist, I truly believe Africa needs God: Missionaries, not aid money, are the solution to Africa's biggest problem -the crushing passivity of the people's mindset".

Parris makes this observation: "Now a confirmed atheist, I've become convinced of the enormous contribution that Christian evangelism makes in Africa: sharply distinct from the work of secular NGOs, government projects and international aid efforts. These alone will not do. Education and training alone will not do. In Africa Christianity changes people's hearts. It brings a spiritual transformation. The rebirth is real. The change is good. I used to avoid this truth by applauding - as you can - the practical work of mission churches in Africa. It's a pity, I would say, that salvation is part of the package, but Christians black and white, working in Africa, do heal the sick, do teach people to read and write; and only the severest kind of secularist could see a mission hospital or school and say the world would be better without it."

5) Is the Biblical Message Antithetical to African Heritage?

"Consider this. The bible is written in a way that paints everything associated with African indigenous practices as pagan while promoting Western Judeo-Christian ideologies and beliefs."
First, there is no such thing as a Western Judeo-Christian ideology in the bible. The Bible was written by Jews, not Westerners. The possible exception might have been Luke who simply reported the lives of its Jewish characters, after all Jesus and all his apostles were also Jews who lived in Israel. Whatever misgivings one has with the West, it is irresponsible to import such prejudice in one's reading of the Bible. This is an intellectually irresponsible behavior. 

Second, the Bible is not against nor hostile to African indigenous practices as long as those practices are not in contradiction with divine revelation. The Bible ultimately reveals to us God's only begotten Son as the way, the truth and the life. This means that he is the standard of maturity and perfection God expects of all humanity, and yes, this also includes Africans (Acts 17:24-31).

To put it in the eloquent words of CS Lewis in his book, "Mere Christianity": "if you are a Christian you do not have to believe that all the other religions are simply wrong all through. If you are an atheist you do have to believe that the main point in all the religions of the whole world is simply one huge mistake. If you are a Christian, you are free to think that all these religions, even the queerest ones, contain at least some hint of the truth. When I was an atheist I had to try to persuade myself that most of the human race have always been wrong about the question that mattered to them most; when I became a Christian I was able to take a more liberal view. But, of course, being a Christian does mean thinking that where Christianity differs from other religions, Christianity is right and they are wrong. As in arithmetic—there is only one right answer to a sum, and all other answers are wrong: but some of the wrong answers are much nearer being right than others."

6) Christianity, Colonialism: The Eternal Hot Topic

"Christianity justified Africa’s partition and initial colonisation; it was used as a double-edged sword to subjugate the masses while portraying the violent conquest of Africa as a divine mission. The arrogance of colonialism and European Christianity completely disregarded African indigenous knowledge systems and imposed their own systems at the expense of African indigenous religions."

In dealing with the spread of Christianity in Africa in the 19th century, it is important to take an objective look at the data of what really happened. For many, the story goes like this: western powers came to Africa masquerading as religious benefactors in order to rule over its indigenous population and take advantage of its natural resources. 
This is the predominant narrative among Africans even among educated Africans surprisingly. The truth of the matter is that history is filled with nuances, and it is never as white and black as we hear it in cabaret or in movies. In an academic work by Dr. Etim E. Okon, titled "Christian Missions and Colonial Rule in Africa: Objective and Contemporary Analysis", he remarked that African historians still hotly debate the correlation between missions and colonial occupation in Africa. The reason of the debate is due to the complex interactions of foreign actors on Africa land. There were three foreign group of actors who were actively engaged with natives: the missionaries, the traders and the colonial powers. These three actors had different objectives even though they also had at time overlapping interest. Collapsing these three groups into one category is the reason of much misunderstanding and discussions about Christianity roles in Africa's colonialism. For many, to introduce nuances is to ask for more rigorous intellectual effort, and who want to bother with nuances if they can simply judge people by the color of their skins (white) instead of the content of their missions? 

Dr. Okon comments: "Since missionaries, traders and administrators knew they were British residents in Africa with a common interest to protect; they cooperated and united as vital element in the attainment of their set goals. Missionaries in critical times of need, depended on traders for funds, and relied completely on administrators for physical security and protection. That was the logical root for A Gikuyu proverb that says 'There is no Roman priest and a European- both are the same!'"

Dr. Okon continues, "It cannot be denied that Christian missionaries paid the supreme price, at the risk of infection and even death to evangelize Africa, modem Africa owe so much to the sacrifices and resilience of good and dedicated missionaries. Christian missions in nineteenth century Africa represented a positive social force with tremendous vitality for the extension of the good part of European civilization to Africa. Missionaries did so much to redeem the negative image of European conquest and economic exploitation of Africa. It is poor historical thinking to erase the numerous and comprehensive achievements of the missionary enterprise because of human shortcomings and failures."

Here is a distant example that can help understand the situation in a different continent. When I was still in university, I remember reading the story of British missionaries trying to access China with great difficulty due to lack of resources in transportation. Fortunately, they found traders that were willing to accommodate them for their extended long maritime trips. Though missionaries disliked drugs and resisted opium on moral ground: after all drugs damages people physically and socially, they still saw the access the mercantile agents of opium had to China as an opportunity to get an easy access to the Far East in order to preach the Gospel. It looked like a beneficial opportunity at the time until Chinese authority started to link the missionaries with opium traders. After all, they seemed to reason, these missionaries came in the same vessels/boat that brought this destructive substances called 'opium' in China. They must be drug traders. This was a serious miscalculation on the part of British missionaries as they later found out to their horror. It is said that when the British Empire wanted to harmonize their relationship with Imperial China, the Chinese Prince Kung said to Sir Rutherford, British Minister in Beijing, "Take away your opium and your missionaries and you will be welcomed". The damage was done.

Maybe the lesson  for any future missionaries should be, be wise and careful with whom you associate, even if it is just a sheer material association that doesn't bind you in friendship. For your audience and your enemies may not have the charity to sieve through the nuances of who is who in that relationship.  

7) Is Christianity Sufficiently Practical for Africans?

"The question is, why was Africa’s “paganism” exorcised instead of transforming Jesus into its image as had been the practice elsewhere? One possible explanation is that indigenous African religions are mainly heterogeneous, often concerned with carrying out the obligations of the communal aspect of life. A transformed Jesus to African religious reality would have been preoccupied with the communal facets of life." 

First, anything that is opposed to the revealed image of Christ in Holy scriptures (Bible) and which has been authoritatively taught by Church tradition throughout the centuries can not be promoted by Christianity. It is not something particular Christianity has against Africa's 'paganism'. It is its modus operandi everywhere else, in all continents.

Second, Christianity doesn't promote a tailored made Jesus. It invites the world rather to be transformed to the image of Christ has already revealed (Ephesians 4:13). Why would the perfect be transformed into the imperfect, it should be the other way around. And since we recognize that we, mere mortals, are imperfect, it is just logical that we be open to resemble Christ and not vis versa. Although the moral and divine image of Christ doesn't change, Christianity practices nevertheless allows for enculturation which is how Christianity makes use of existing cultural features to vehicle its message.

Third, Christianity is very concerned with carrying out communal obligations of life. This is why missionaries have built schools (education), hospitals (health), got involved in social works as evidenced by the Catholic Relief Services (CRS), Caritas, Iris Global and else. We can also read in the Bible this exhortation, "Anyone who does not provide for their relatives, and especially for their own household, has denied the faith and is worse than an unbeliever." - 1 Timothy 5:8 

8) Is African Spirituality more advantageous than Christianity in Design?

"The essence of African indigenous spirituality does not seek to hold or maintain a uniform doctrine; on the contrary, African indigenous religions are dynamic, inclusive, and flexible."

I am not sure of which African spirituality the author is referring since Africans have diverse spiritualties and not one singular spirituality. There is an imprecision in her thinking here. Moreover why consider that having a vague, shifting and imprecise set of doctrine is something desirable? What is relatively malleable and subject to time and human caprices can not stand the test of time, precisely because it lacks that enduring quality of firmness that seems to be so maligned by the author. And this may also explain why 'this spirituality', whatever that might have been, has more or less disappeared for it was not built to last but it is sentenced to fade with time. Why then the complaint?

9) A Rejection of Colonial Education, but Why?

"the occupation of the African mind was essential for colonisation and explains why the decolonisation has been nearly impossible: our memory and minds were the first casualties of colonial education, and, since it has remained unchanged, the mind remains captive. This mental occupation has been as all-encompassing in determining the life of the African but in the opposite direction of African spirituality."

It is not clear what is the indictment the author is raising against the western education receive during colonial time. She doesn't say what it is exactly that keeps her and other African captive about that education. Hence it is difficult to know what is exactly the complaint. Is she complaining to have learned English as a language? Is she complaining to have learned how to Write? Is she complaining to have learned to use a Computer? Or is it that she sees no educational value in the use of standardized pharmaceutical products to relieve pain? It is really unclear what part of western education does she consider as maintaining her and other Africans captive? More importantly, it is not clear either what is she proposing to replace it with.


10) Concluding Word:

The author ends her article by mentioning what Africans are losing by jettisoning the 'ancestral spirituality'. The problem with her concluding words is that there can't be such a thing as an ancestral belief that is being really abandoned given that whatever the ancestors used to believe, that belief can't be the same thing she want us to believe today. This is the logical implication of having an ever shifting and impermanent set of doctrines as she advocated. 

She proposed that this ancestral African 'spirituality' is 'not written', is 'malleable', is 'dynamic', it is 'not uniform'; in brief it can not withstand the test of time. For what is not written will inevitably be changed with time or get lost. And the logical implication of a shifting doctrines is that whatever she sees today as 'THE African spirituality' (whatever that means), it must certainly be radically different from what our ancestors would have regarded as  'The African spirituality' due to the never ending evolution of doctrines through time. In other words, we are not losing anything really, we can't possible lose anything since nothing is supposed to have been preserved intact and uniform from the original spirituality.

I want to propose another way for those who are Christian and non-Christian, here is what is promised by Christ the Lord and which can be gained through a vibrant spiritual experience with Christ:

"Come to me, all of you who are weary and loaded down with burdens, and I will give you rest. Place my yoke on you and learn from me, because I am gentle and humble, and you will find rest for your souls, because my yoke is pleasant, and my burden is light." - Matthew 11:28-30 

"The thief comes only to steal, slaughter, and destroy. I have come that they may have life, and have it abundantly." - John 10:10